Il est parfois bon et utile de relire les fables de
La Fontaine. C'est le conseil que je donnerais humblement à l'organisateur du
Grand Marché d'Art Contemporain de Chatou qui a installé une tente démesurée le
long de l'avenue des Champs Elysées, destinée à accueillir des exposants d'art
moderne et contemporain.
En effet, pas plus tard qu'en cette fin de matinée de
dimanche et alors qu'une masse compacte de visiteurs de pressait à l'entrée du
Grand Palais où se tient la FIAC jusqu'à ce soir, l'entrée de son
chapiteau se présentant presque en face du Bâtiment à la nef majestueuse
était désespérément vide ! Hormis quelques voitures aux marques plus
prestigieuses que les modèles qui étaient stationnés devant, R.A.S !
Je me demande donc, basique comme je puis l'être, s'il
ne serait pas de bon aloi de situer l'entrée de cette manifestation, si elle
doit se renouveler un jour, côté Concorde, par exemple, ce qui éviterait
cette douloureuse comparaison qui saute aux yeux de tout à chacun.
D'autant qu'en cette matinée, il y avait foule sur les Champs, comme c'est
toujours le cas actuellement, ce qui accentue plus encore ce
sentiment de vide qui se dégage et engendre comme une
sorte de malaise.
Mais pourquoi me direz-vous avoir évoqué les fables de
la Fontaine ? Bêtement, si j'ose m'exprimer ainsi en repensant à "la grenouille
qui veut se faire aussi grosse que le boeuf". Se greffer sur le calendrier de
la FIAC était une chose, jouer la comparaison des entrées en est une autre
! Pour autant, et je tiens à le souligner ici , je ne partage pas l'avis
de certaines personnes qui désignent cette manifestation sous l'appelation peu
glorieuse de "FIAC du pauvre". Pour ma part, ainsi que j'ai eu maintes fois
l'occasion de le dire et l'écrire, la multiplication des manifestations
consacrées aux arts plastiques ne peut être qu'une bonne chose. Si tant est
qu'il ne s'agisse pas uniquement d'une simple opération à but
lucratif.
X. L-M